ICON, IRON, "Les pauvres types!"

Deux expositions nécessaires, en ce moment à  Paris, par deux artistes majeurs:
Gerhart Richter chez marian goodman et Carl Andre chez yvon lambert, respectivement 76 et 73 ans.
Ils font la démonstration, face au flot continu des images que le plus peu le moins.
La preuve par la sculpture et la peinture, par le minimalisme et le recouvrement.

mais aussi par la vidéo (regarder la vidéo de Carl André qui présente son exposition, et attendez son rire)
et par la photographie (la toile peinte de Richter à  partir d’une photo des Twins Tower, prise le 11 septembre, une icone de l’évènement qui se cède ni au Romantisme, ni au Nationalisme)

lien Flickr, cliquez ici

Les deux photographies du site du WTC après les attentats sont de James Nachtwey, et parce qu’il a été acteur de l’évènement et qu’il est photographe de guerre, il se situe à  l’opposé de l’image que nous donne Richter du même 11 septembre.

http://www.yvon-lambert.com/
http://www.mariangoodman.com/mg/paris.html

À la galerie Marian Goodman à  Paris, une unique toile figurative – September (2005) – reprend une vue quasi abstraite des tours du World Trade Center, enfumées sur fond étincelant d’azur. Énième avatar de la guerre toujours recommencée. L’artiste a accroché tout autour, telles de lumineuses fenêtres, de superbes peintures neigeuses, trouées de jaune cadmium ou de bleu glacier, comme au premier matin du monde. Dans le fracas des nouvelles, il arrive, par on ne sait quel miracle, qu’une œuvre procure la paix. C’est tout le paradoxe de Richter. Ses toiles, meurtries, lucides, résistent.

Sabine GINOUX, La Croix, 27/02/2008, 20:30

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2330218&rubId=5548

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