Aimé Césaire, "La Vie sur Terre"

« et je pèse et je force et j’arcane / j’omphale »

Corps perdu, Corps perdu, Aimé Césaire, éditions Fragrance, 1950.

« J’entends la tempête. On me parle de progrès, de « réalisations », de maladies guéries, de niveaux de vie élevés au-dessus d’eux-mêmes.

Moi, je parle de sociétés vidées d’elles-mêmes, des cultures piétinées, d’institutions minées, de terres confisquées, de religions assassinées, de magnificences artistiques anéanties, d’extraordinaires possibilités supprimées. »

Discours sur le colonialisme, Aimé Césaire, éditions Réclame, 1950.

Avion à  l’aéroport Aimé Césaire-Lamentin après le passage de l’ouragan Dean à  la Martinique, en août 2007.
Lien flickr

« La vie sur terre »

Avec la disparition de Aimé Césaire, je pense à  « La Vie sur Terre » de Abderrahmane Sissako.
Ce film m’a véritablement fait entendre et peser tout le poids des mots de Césaire, le poète et le militant. C’est aujourd’hui le cinéma de Abderrahmane Sissako qui nous restitue avec « une espérance conquise » sa poésie émancipatrice et sa force d’engagement.

« L’oreille collée au sol
j’entendis passer Demain »

Aimé Césaire

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