Réduits en morceaux (dans le silence de la nuit)

Hasard des correspondances, cette photographie d’une page du journal Libération daté du Vendredi 16 mai 2008 rapproche des informations qui composent un curieux collage: « catastrophes, culture, casse du sacré, IRREEL ».

L’image (sa monochromie avec les trois mots majeurs écrits dans la même teinte rouge) et le fait divers (cette oeuvre de 14kg présentée dans le cadre de l’exposition « Traces du sacré » qui s’est décrochée et brisée au sol), m’a fait penser à  une oeuvre de Lawrence Weiner réalisée à  Vienne au sommet d’un blockhaus dans le parc de Esterhazy: « SMASHED TO PIECES (IN THE STILL OF THE NIGHT) ».
Cette phrase « Réduits en morceaux, (dans le silence de la nuit) » réalisée avec cette rigueur graphique (le choix du blanc, de la typographie) et conceptuelle, clairement visible au sommet de ce bâtiment, résonne avec violence.

Ces jours-ci, je retrouve ce procédé minimaliste et conceptuel dans « Irréel » une œuvre de Georges Rousse, dans « DÉSOBÉISSANCE », le pochoir de la rappeuse Kenny Arkana ( voir aussi cette autre œuvre de Weiner), ou encore dans cet autocollant « THIS IS NOT AN ABANDONED VEHICLE » de fabrication maison et enfin dans l’actualité publicitaire, avec les campagnes « Tetra Brik » et « Beko ».

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Dans le cas des campagnes de publicité « Tetra Brik » et « Beko »: A l’heure du pouvoir d’achat en baisse s’agit-il de donner aux marques concernées, avec cette économie affichée dans la réalisation, un message plus dans l’air du temps?

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