Archive for février, 2008

ICON, IRON, "Les pauvres types!"

Vendredi, février 29th, 2008

Deux expositions nécessaires, en ce moment à  Paris, par deux artistes majeurs:
Gerhart Richter chez marian goodman et Carl Andre chez yvon lambert, respectivement 76 et 73 ans.
Ils font la démonstration, face au flot continu des images que le plus peu le moins.
La preuve par la sculpture et la peinture, par le minimalisme et le recouvrement.

mais aussi par la vidéo (regarder la vidéo de Carl André qui présente son exposition, et attendez son rire)
et par la photographie (la toile peinte de Richter à  partir d’une photo des Twins Tower, prise le 11 septembre, une icone de l’évènement qui se cède ni au Romantisme, ni au Nationalisme)

lien Flickr, cliquez ici

Les deux photographies du site du WTC après les attentats sont de James Nachtwey, et parce qu’il a été acteur de l’évènement et qu’il est photographe de guerre, il se situe à  l’opposé de l’image que nous donne Richter du même 11 septembre.

http://www.yvon-lambert.com/
http://www.mariangoodman.com/mg/paris.html

À la galerie Marian Goodman à  Paris, une unique toile figurative – September (2005) – reprend une vue quasi abstraite des tours du World Trade Center, enfumées sur fond étincelant d’azur. Énième avatar de la guerre toujours recommencée. L’artiste a accroché tout autour, telles de lumineuses fenêtres, de superbes peintures neigeuses, trouées de jaune cadmium ou de bleu glacier, comme au premier matin du monde. Dans le fracas des nouvelles, il arrive, par on ne sait quel miracle, qu’une œuvre procure la paix. C’est tout le paradoxe de Richter. Ses toiles, meurtries, lucides, résistent.

Sabine GINOUX, La Croix, 27/02/2008, 20:30

http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2330218&rubId=5548

« SCÈNE DE CRIME »

Mercredi, février 27th, 2008

Le 27 Novembre 2007,
quai de la gare de Suresnes, « Ils arrivent! », publicité 4X3 pour les collants Gemey.
compte Flickr de b_hofer’s, « StraàŸenrevolten in Pariser banlieue 26-27/11/07″.

http://www.flickr.com/photos/23468620@N00/131592843/ http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/02/26/scene-d-emeute-scene-de-crime_1015834_3224.html?xtor=RSS-3208 http://www.flickr.com/photos/21091838@N04/2068526840/

NARCISSE, VANITÉS et PUBLICITÉ

Dimanche, février 17th, 2008

Narcisse

Vanités

Photo-moblog : vanité et intimité-marketing
par Isabelle Vodjani

Le téléphone-photo Lexique, que l’on garde toujours à  portée de main, transforme l’acte photographique. Sa disponibilité permanente favorise une forme d’attention diffuse qui rend le regard sensible aux moindres détails du quotidien. Son ergonomie Lexique aussi, induit un autre rapport au corps, plus intime. Mais l’usage combiné du téléphone-photo Lexique avec des solutions logicielles d’édition en ligne telles que les weblogs Lexique et les moblogs Lexique est susceptible d’accélérer l’évolution de notre rapport à  l’image.

LIRE LA SUITE SUR…
http://imagesanalyses.univ-paris1.fr/photo-moblog-vanite-intimite-marketing-42.html

Le Louvre, Paris, 20 janvier 2008.

WHALE HUNT

Samedi, février 16th, 2008

Pour commencer

Cette chasse à  la baleine en Alaska, à  Barrow avec les Inupiat accompagne les premiers pas de ce blog; récit en images d’une qualité plastique à  couper le souffle (par le photographe: Andrew Moore), épique et parfaitement anthropologique réalisé par un acteur du net hors du commun: Jonathan Harris, auteur du site « we feel fine » « une exploration des émotions humaines, en six mouvements »


Cette affinité illustre une des ambitions de ce blog: rendre compte à  travers une véritable « anthropologie des matériaux » de la réalité du monde contemporain. Car le site de Jonathan Harris, d’une précision scientifique (chaque photographie est prise avec un écart maximal de 5 minutes avec la précédente, des premiers instants à  la toute fin de la chasse) est avant tout « une expérience narrative et sensorielle pour l’internaute ». Le sous titre « A storytelling experiment » permet de réentendre d’une autre voix cette notion qui à  travers le livre de Christian Salmon, prend un sens qui oblitère la figure du narrateur, cet archaïsme tel que définit par Jeff Wall dans son texte « The Storyteller (le narrateur-conteur) », « relégué en marge de la modernité », « un spécimen anthropologique, apparemment mort » et c’est là  que réside sa force, en tant que mémoire orale, il porte des valeurs, des éléments essentiels de la culture qui symboliseraient « paix, connaissance, franchise, sympathie, bonne humeur, bravoure, finesse, dialogue, adresse, économie, passion ». Autant de valeurs que l’on retrouve dans ce « Conte à  expérimenter », cet archaïsme de la pêche traditionnelle à  la baleine, et qui sont autant de moteurs pour avancer dans le présent.

« The Storyteller (le narrateur-conteur) », Jeff Wall, Essais et entretiens, 1984-2001. éditions Ensba, 2001. page 77

Sur jonathan harris
http://www.number27.org/
http://www.ted.com/index.php/speakers/view/id/125