Archive for mars, 2008

David "Nokia" Smith, IN SITU

Mercredi, mars 26th, 2008

vu, pas pris:

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Ken & Lum (CLICHE)

Mercredi, mars 26th, 2008

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En recherchant sur le site Flickr des photographies relatives à  Ken Lum pour mon précédent billet, je suis tombé sur l’image de ces deux jeunes garçons, Ken et Lum, photographiés devant le Parthénon à  Athènes. C’est une image intime, un souvenir de vacances et aucun commentaire n’a été porté dessus par la communauté Flickr. J’ai aimé ce faux miroir, ces deux garçons vêtus de rouge (Ken&Lum) et l’atmosphère de cette photo.
L’angle de prise de vue est quasi similaire à  celui de la photographie suivante, elle aussi trouvée sur Flickr. La vue est la même, mais débarrassée de tout lien affectif relatif au moment, les personnages sont remplacés par la colonne au sol, figurant attendu. Ce cliché a été pris le 8 septembre 2007 par Mauricio Marettay, et bénéficie de plus de 60 commentaires très élogieux de la part de photographes amateurs (et dont j’ai reproduit quelques exemples).

Lien Flickr:
Parthenon with Ken & Lum
atene partenone

Sur le site etudes-litteraires.com, à  la page « figure de style », qui donne une définition du « cliché » en littérature, à  droite dans la colonne réservée aux liens publicitaires, vous trouvez un lien pour un site qui vous propose de vendre et de diffuser vos…clichés (photographiques).






HEY YOU / YOU HEY

Mardi, mars 25th, 2008


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A la galerie Nelson, présentation des derniers tableaux de Ken Lum.

C’est l’occasion de s’intéresser à  cet artiste et à  son travail d’ interprétation critique des signes produits par la communication populaire de masse.

Dans l’exposition de la galerie Nelson, le rapport formel que les tableaux entretiennent avec les tests de Rorschach font penser à  une lecture psychanalytique du discours publicitaire.
La publicité face au « stade du miroir ».

Dans le dispositif de Ken Lum, le message publicitaire se trouve pris au piège de son intention de séduction et de promotion: Narcisse séduit par sa beauté, ses couleurs, ses typos, ses mots accrocheurs, l’image se retrouve privé de tout discours promotionel et ce jeu de miroir ne le renvoie plus qu’à  son propre message en abîme et tronqué.

« Primera là¡mina del test de Rorschach »

« Narcisse »
Le Caravage, 1594-1596
Galleria Nazionale d’Arte Antica, Rome.

Narcisse (mythologie)


Roland Barthes, «Rhétorique de l’image». In Communications, Paris,
Centre d’Etudes des Communications de Masse, Seuil, 1964, N°4, p. 40-51

Ken Lum, « Ohhh Baby. You are looking good! », 2003
mirror mounted on a coloured aluminum frame
dyptic : (187,7 x 78,6 x 4 ,6 cm) x 2 3

DAVID "NOKIA" SMITH

Mardi, mars 18th, 2008


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Lorsque l’art et la publicité s’emmêlent.

David Smith est un jeune artiste anglais qui figure en tête de liste des 30 « Future Greats » retenus par le magazine Art Review dans son numéro de Mars 2008.
Ce matin, alors que je circulais dans les rues de Paris, mon regard a croisé une publicité pour le portable Nokia 5310 XpressMusic, son design m’a rappelé le travail de cet artiste. Folle coincidence: David « Nokia » Smith, « Future Great, connecting people »
Aujourd’hui, la promotion des artistes devient une part non négligeable de leur activité, et ma confusion fera que désormais l’une des images n’ira pas sans l’autre, mais dans quel sens la confusion s’est-elle jouée de moi?« ENGAGE LE JEU QUE JE LE GAGNE ».

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"G" OU "G", ILLUSION OU REGRESSION

Lundi, mars 17th, 2008


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Face à  face intéressant entre deux expositions présentées à  Paris actuellement.
Soit la très médiatique et spectaculaire (quoique crépusculaire) exposition de Loris Gréaud, au Palais de Tokyo et la très régressive et bricolée mais non moins spectaculaire exposition de Gelitin, à  l’ARC.

Il est significatif de noter que les deux institutions se font géographiquement face et qu’elles ont toutes les deux pour mission de promouvoir l’art le plus contemporain, cette proximité donne un air de concurrence aux propositions choisies. En l’occurrence, les deux artistes exposés sont défendus à  Paris par des poids lourds du marché: Yvon Lambert pour Gréaud et Emmanuel Perrotin pour Gelitin et les deux expositions reposent sur une appropriation spectaculaire de l’espace du Musée et font dans la démesure.

Si les oeuvres exposées sont « plastiquement » opposées, elles répondent toutes deux à  des critères qui fondent le discours d’un art contemporain labelisé (le pop, le grotesque, la performance, le recyclage d’un coté et la culture populaire vs l’hyper technicité, la dématérialisation, le diffus, l’anticipation de l’autre) et qui les rapprochent plus qu’ils ne les éloignent. Alors où se situe la différence fondamentale entre les deux propositions et qui influe tant sur leur médiatisation et leur succès publique respective?

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« G » Gelitin

Les artistes Autrichiens du groupe Gelitin assoient leur proposition plastique sur un catalogue-manifeste « pour qu’on nous foute la paix », et il semble bien avoir été entendu car l’exposition reste apparemment vide, alors même que les artistes donnent le mode d’emploi à  l’entrée de l’exposition afin que le visiteur s’installe comme chez lui dans les espaces du Musée. Pourtant, la première partie de l’exposition est d’une très grande réussite, les artistes ont récupérés et recyclés avec beaucoup d’inventivité les poubelles et les reliquats des précédentes expositions du Musée d’art Moderne et ont dessinés un paysage de ruine romantique et néo-classique avec colonnade en rouleau de papier toilettes, promontoir de vieux placard etc… il est facile d’imaginer le plaisir que prendrait la plupart des jeunes gens qui déambulent un peu septique dans l’ambiance clair obscure de Gréaud à  ce joyeux bordel régressif.

« G » Gréaud

La lourde tâche lui incombe de redonner à  l’art contemporain une aura et un écho. Ses moyens: la totalité des espaces d’exposition, un budget colossal et une communication « embeded ». Le résultat: une exposition qui fait le grand écart entre le parc d’attraction (séance de paint ball, audiorama, son et lumière, ambiance de « Maison Fantôme », bonbons…), l’oeuvre « hyper » technique (le Magazine Palais n°5, présente l’exposition (truffée de caution scientifique) comme une « fantaisie neuronale ») et parsemée de références à  la haute culture (le « bleu klein » et le Merzbau de Schwitters, un opéra composé pour l’occasion, l’atmosphère que vous pourriez respirer sur mars…

Les salles d’expositions sont pleines d’une foule de curieux qui cède au désir de se sentir initier, du même coup, la complexité cryptique de la proposition laisse plus la place au silence qu’aux habituels signes de protestations et de constats amères du type « c’est du f… de gueule »

Donc, pour répondre à  la question: Où se situe la différence notable entre ces deux expositions?

Dans le marketing qui accompagne Gréaud et qui préfigure d’un art « blockbuster » ( revue Art 21, numero 16, par Magali Natchtergael), un art soumis à  l’impératif de succès d’une super-production. Ainsi les contraintes de création sont soumises à  la réussite de l’entreprise (Loris Gréaud c’est lui-même, avec une ironie facile mais révélatrice comparé en cas d’échec public de son exposition au « Jérôme Querviel de l’art contemporain »). La première des conséquences de cette allégeance implicite d’un tout jeune artiste au « box office » est la frilosité formelle de l’ensemble, une impression de « déjà -vu », parfois un ennui (il ne se passe pas grand chose et même les joueurs de paint-ball restent tristement cachés dernière leurs « rochers-sculptures »(dessinés par un logiciel de 3D), voir d’un mercantilisme affiché lorsque les photos exposées se révèlent être de plates peintures à  l’huile des…salles d’exposition, parfait produit dérivé pour le marché de l’art.