Categorie / INNERVER

futur contemporain

Mercredi, octobre 1st, 2014

Un dernier greffon pour la route. Vous pouvez me retrouver dans les pages « Décryptages » de Polka magazine pour un démontage iconographique en 4 étapes d’une publicité actuelle. Et plus d’info sur mes activités sur le site du collectif Theory of fictions. www.theory-of-fictions.com

Sinon, la vie continue sur les tumblr:
le quotidien
legreffon.tumblr.com
le diary en image
legreffon picture diary
l’atlas des rejets
legraft.tumblr.com

Dans le numéro 27 de la revue Polka, j’analyse la publicité Guinness de la série « Made of More » dont les « héros » sont des Sapeurs (les membres de la S.A.P.E) du Congo-Brazzaville. Aujourd’hui, c’est le titre « Black skinhead » de Kanye West, extrait de son dernier album Yeezus qui est « blackisé » pour les bons soins d’un spot #madeofblack, toujours pour Guinness. La publicité, pur produit de la culture MTV (donc très belle réalisation), montre des artistes Africains « qui n’ont pas peur de s’exprimer vraiment » dixit le dossier de presse. Il suffit de comparer la première prestation public de West pour le titre sur SNL en mai 2013 et son reload clipé d’aout dernier pour savoir qui s’exprime « vraiment »… Non, l’Afrique est « NOT FOR SALE ». Pur Greffon. A bientot

ORIGINAL / COPY









La montagne rouge, une école d’expérience.

Jeudi, mai 31st, 2012





Images: extraites du Tumblr de L’école de la montagne rouge, initiée par des étudiants en design de l’école d’art de Montréal (UQAM) pour soutenir le printemps érable.


Hier dans le cahier livres de Libération, Robert Maggiori signait un long article sur le philosophe américain John Dewey, Dewey, homme d’expérience. L’occasion lui en était donné par la première publication en français de « Expérience et nature » (traduit et postfacé par l’une des grandes spécialistes de Dewey, la philosophe Joëlle Zask). Soit 87 ans après sa publication aux Etats-Unis… Mieux vaut tard que jamais.
Mais c’est surtout au regard des événements en cours au Québec que cette traduction et la pensée de Dewey semblent particulièrement à propos et salutaire.

Extrait:
«Un gouvernement de « techniciens » dans lequel les masses n’ont pas la possibilité d’informer les experts quant à leurs exigences ne peut être rien d’autre qu’une oligarchie défendant les intérêts de quelques-uns. Le monde a davantage souffert par œuvre des dirigeants et des autorités que par celles des masses. » The Public and its Problems, 1927…

Dewey, surnommé « the quiet man » n’avait rien d’un dangereux anarchiste comme le précise Maggiori. Passionné par la pédagogie, il évaluera puis mettra au point une méthode d’enseignement basée sur l’action (« hands-on learning » « apprendre par l’action ») largement diffusée et adaptée à travers le monde et dont l’un des aboutissements serait de façon exemplaire l’école « dissidente » fondée par les élèves de l’UQAM. En grève contre la hausse de 82% de leur frais de scolarité, quelques étudiants de design ont décidé de fournir des signes de la révolte aux manifestations en cours. Cette « école » prend donc ses cours « dans la rue » et, au contact des évènements, trouve les solutions graphiques aux préoccupations communes. Le résultat visble sur le Tumnlr ouvert à cette occasion est fascinant. Outre la force et le nombre des messages, c’est la preuve de la justesse des propositions de Dewey ici rapporté par Maggiori:

« L’enseignement ne doit pas se fonder sur une transmission livresque et notionnelle, ni inculquer des valeurs de façons dogmatique ou séparer la connaissance de l’action. Il faut au contraire une école « ouverte », ouverte à la société et ses problèmes, l’élève doit y être autonome et apprendre à réaliser avec les autres des projets de recherche, une gestion commune des savoirs, faite de dialogue et de critique, et apte à développer au mieux cette intelligence qui guide l’homme dans le labyrinthe du monde et de la vie. »

La vie selon Dewey est bien le meilleur professeur et les circonstances à saisir les sujets d’apprentissage. S’il est bon de retourner régulièrement à l’école, ces jours-ci, l’école a suivre est certainement celle de La montagne rouge!

A lire:
Dewey, homme d’expérience, Un ouvrage-clé du penseur américain Par ROBERT MAGGIORI. Libération, jeudi 31 mai 2012.

John Dewey, Expérience et nature, Gallimard, 2012.


Et à retrouver sur le Graft:
TENDANCE ROUGE (suite)
et
CRU / « EVENEMENT PUREMENT CUBAIN »

Légère Liberté

Vendredi, juillet 18th, 2008

Image de marque et image marquante


Guerrilla de Talentos
Acciones de marketing de guerrilla de las agencias y marcas mà¡s prestigiosas.

La liberté peut-elle être lègère?

Assurément pas si l’on songe à  Ingrid Bettancourt, qui mieux que personne nous a fait soupeser (soutenu par les médias) le poids de son engagement au regard de sa privation de liberté.

Alors, pourquoi la publicité lui donne-t-elle si peu de poids?
Certainement toujours en écho (encore que maintenant lointain) à  l’anniversaire des événements de Mai 68, Coca Cola donne sa version d’une femme libre. Elle sourit, d’un sourire discret, on dit « light ». C’est une publicité économe que l’actualité rattrape: même photographie noir et blanc, même coupe de cheveux et même message; la Liberté enfin.

Quelle image nous restera-t-il de l’histoire de Ingrid Bettancourt? Celle de la jeune femme, militante en campagne, volontaire, au T-shirt jaune citron à  l’effigie de son parti? Celle d’une femme plus mûre, au visage grave, qui est restée le temps de sa détention sur les murs de la Mairie de Paris? Celle de la captive meurtrie et affaiblie, évoquant Marie-Madeleine, et qui fit beaucoup pour soulever l’empathie? Celle christique de la libération? Celle de la femme élégante en robe violette de la garden-party de l’Elysée du 14 juillet dernier, intime du couple présidentiel?

L’image de Ingrid Bettancourt ne lui appartient plus et son combat maintenant sera de ne pas faire oublier son engagement politique à  des médias avides d’images fortes servies par un discours « light ».

AVENIR RANCE

Vendredi, juin 20th, 2008

…et c’est encore une femme « libre et spontanée » qui accompagne cette promesse abyssale: « Offrez vous le meilleur de l’image ».

 » Le gardien de but vit le ballon
qui franchissait la ligne… « 

Lien Flickr

Mode d’emploi

Lundi, mai 5th, 2008

Je remercie Mickaël Guillois de m’avoir donné l’opportunité de préciser mes intentions en répondant aux trois questions qu’il m’a posé afin de présenter le greffon dans son propre blog. Pour ma part, je trouve que le blog de Mickaël explique de façon claire et pédagogique (pour s’en convaincre il suffit de lire ses « dossiers ») la place et l’influence de l’internet d’aujourd’hui (à  savoir 2.0) sur l’homo consommateur (que nous sommes tous dorénavant, autant sinon plus que erectus). Je le remercie également d’avoir fait preuve d’ouverture d’esprit en accueillant cette réflexion sur l’image dans un blog qui traite avant tout du marketing client à  l’heure du web 2.0.

Le détail de la « Vache Suisse », une sculpture de Jean Tinguely, transgressive et ironique, vient là  aussi je pense expliciter ce que sont les ambitions du Greffon: L’image est un montage et elle ne parle pas d’une seule voix. Les nouvelles pages ajoutées au diaporama en rendent compte à  leur manière.

Tu as ouvert il y a quelques semaines le blog « le greffon ».
Quel en est le pitch ?

Avant tout, ne pas rester passif face aux images, et avec la greffe sortir d’une lecture univoque. Ecrire sur les images, ça me permet de les regarder avec un point de vue et d’en faire un objet d’analyse et d’échange. Comprendre une image, cela impose d’en faire l’expérience et pas simplement de la subir.

Le greffon est-il à  mettre entre toutes les mains ?
Oui, si l’on veut. Je ne cherche pas à  convaincre, ni à  rassembler, ni à  éduquer. Ceux qui se sentent concernés se reconnaîtront.

Pourquoi un blog ?
Le blog permet de penser et de réagir sur l’actualité, depuis son quotidien. C’est comme tenir un journal. Mais il y a aussi un enjeux de visibilité qui dépasse la sphère privée et qui impose de prendre position. C’est cet aller et retour entre considération privée et espace public qui m’intéresse.