mercredi 2 avril 2008
"L'animal que donc je suis"
par olivier roubert
L'homme est-il souverain? et qu'en est-il de cet espace commun entre lui et l'animal?




Ménagerie du jardin des plantes, Paris, Janvier 2008. Lien flickr
Photographie et espace public : que nous communique une image "sans slogan"? n'est-ce pas alors le contexte urbain qui agit comme un "marqueur" et participe d'une nouvelle lecture de l'image?
A Paris, la SFP (Société Française de Photographie) a pris l'initiative d'aménager les vitres de ses bureaux (71 rue de Richelieu, Paris) en espace d'exposition visible depuis la rue.
Actuellement, les photographies exposées de Carole Fékété démontrent toute la pertinence des choix de cette association: choix de la photographe, du sujet, de l’accrochage, tous pensés en prenant en compte la dimension publique de cette présentation.



Impossible de ne pas être saisis lorsque nous nous retrouvons, en passant, face à ce capucin-moine photographié à travers la vitre de sa cage et dont l’expression semble exprimer une peur panique. Le sentiment est renforcé par le dispositif d’exposition, la vitrine de la SFP rejouant la vitre sur laquelle le singe se heurte et la grille du local, baissé au moment de mon passage, rejouant « la cage ».

Jacques Derrida
L'ANIMAL QUE DONC JE SUIS
Galilée, Paris, 2006
Chapitre III: « Et si l’animal répondait? »
Qu'est-ce qui nous séparerait dorénavant de l'animal, si ce n'est la taille des dents et des griffes?

Photographie et espace public : que nous communique une image "sans slogan"? n'est-ce pas alors le contexte urbain qui agit comme un "marqueur" et participe d'une nouvelle lecture de l'image?
A Paris, la SFP (Société Française de Photographie) a pris l'initiative d'aménager les vitres de ses bureaux (71 rue de Richelieu, Paris) en espace d'exposition visible depuis la rue.
Actuellement, les photographies exposées de Carole Fékété démontrent toute la pertinence des choix de cette association: choix de la photographe, du sujet, de l’accrochage, tous pensés en prenant en compte la dimension publique de cette présentation.



Impossible de ne pas être saisis lorsque nous nous retrouvons, en passant, face à ce capucin-moine photographié à travers la vitre de sa cage et dont l’expression semble exprimer une peur panique. Le sentiment est renforcé par le dispositif d’exposition, la vitrine de la SFP rejouant la vitre sur laquelle le singe se heurte et la grille du local, baissé au moment de mon passage, rejouant « la cage ».

Jacques Derrida
L'ANIMAL QUE DONC JE SUIS
Galilée, Paris, 2006
Chapitre III: « Et si l’animal répondait? »
Qu'est-ce qui nous séparerait dorénavant de l'animal, si ce n'est la taille des dents et des griffes?


Commentaires
1. Le jeudi 3 avril 2008 à 18:29, par Mickael
2. Le jeudi 18 décembre 2008 à 13:47, par WvleOJlYn
3. Le vendredi 19 décembre 2008 à 01:42, par TfHBzPRJGjqLpZOKQP
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