samedi 20 septembre 2008
Miroslav Tichý
par olivier roubert


Je ne voulais pas que l'exposition de Miroslav Tichý au Centre Georges Pompidou se termine (le 22 septembre prochain) sans avoir pris le temps de vous inviter à la visiter. Il serait nécessaire de vous convaincre en ces temps ou la photographie se banalise et devient un écho, un reflet artificiel d'un moment, d'une rencontre que l'on partage aussitôt par email, SMS, blog… de l'importance du regard "incarné" de Miroslav Tichý. Je rapporterais simplement la note qui figure dans l'une des vitrines qui se trouve à l'entrée de l'exposition et qui donne la mesure de ce qui le sépare d'une image de pixels: "Au sortir de la chambre noire, beaucoup des photographies de Tichy suivent un parcours de post-production (?) qui les soumet volontairement, parfois jusqu'à la disparirion totale de l'image, aux aléas du temps. Il pouvait s'asseoir dessus, marcher dessus, les découper hâtivement, les utiliser comme cales pour ses meubles, comme sous bock pour ses verres, comme bloc notes pour les programmes télévisés, les oublier dans son jardin, les exposer à l'eau, aux souris, à la poussière. Cette phase de maturation achevée, certaines d'entre elles étaient redécouvertes, parfois retravaillées, collées sur des morceaux de carton, enfin parfois encadrées."
Ainsi de ces deux photographies placées dans des livres comme marque page, vis à vis, greffe.



Lien expositionSur le compte Flickr de Andre Gunthert, figure un set avec des photographies de l'exposition (photos et extraits des interviews de Tichy) que je vous invite à consulter.
Choix de photographies sur le site de la Fondation Tichy Ocean

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