Un greffon est un élément restreint, mais fonctionnel, rajouté sur un ensemble plus vaste qui lui sert de base.



LE GREFFON est un blog d'information et d'analyse qui traite d'une actualité subjective de l'image (expositions, publications, internet, auteurs, artistes, graphistes…). Afin de ne pas le limiter à un agenda culturel, j'ai choisi d'employer une syntaxe composée essentiellement d'images. Je crois à cette dynamique des images qui se lisent par collage, ricochet, montage…

Le DIAPORAMA constitue la matrice du GREFFON. Il est amené à se développer et restera en introduction du Greffon.

« Quiconque a connu les longues heures de vagabondage entre les livres, quand le moindre fragment, le moindre code, la moindre initiale semble ouvrir une voie nouvelle, aussitôt perdue dès que se présente une nouvelle rencontre, ou quiconque a éprouvé le caractère illusoire et labyrinthique de cette “ loi du bon voisinage ” sous l'autorité de laquelle Warburg avait placé sa bibliothèque, sait que l'étude non seulement ne peut pas avoir de fin, mais qu'elle ne désire pas en avoir ».
Giorgio Agamben, « Idée de l'étude », Idée de la prose, Christian Bourgois, 1988.

vendredi 18 juillet 2008

GREFFON / Légère Liberté

cat. INNERVER





Image de marque et image marquante




Guerrilla de Talentos
Acciones de marketing de guerrilla de las agencias y marcas más prestigiosas.


La liberté peut-elle être lègère?


Assurément pas si l'on songe à Ingrid Bettancourt, qui mieux que personne nous a fait soupeser (soutenu par les médias) le poids de son engagement au regard de sa privation de liberté.

Alors, pourquoi la publicité lui donne-t-elle si peu de poids?
Certainement toujours en écho (encore que maintenant lointain) à l'anniversaire des événements de Mai 68, Coca Cola donne sa version d'une femme libre. Elle sourit, d'un sourire discret, on dit "light". C'est une publicité économe que l'actualité rattrape: même photographie noir et blanc, même coupe de cheveux et même message; la Liberté enfin.


Quelle image nous restera-t-il de l'histoire de Ingrid Bettancourt? Celle de la jeune femme, militante en campagne, volontaire, au T-shirt jaune citron à l'effigie de son parti? Celle d'une femme plus mûre, au visage grave, qui est restée le temps de sa détention sur les murs de la Mairie de Paris? Celle de la captive meurtrie et affaiblie, évoquant Marie-Madeleine, et qui fit beaucoup pour soulever l'empathie? Celle christique de la libération? Celle de la femme élégante en robe violette de la garden-party de l'Elysée du 14 juillet dernier, intime du couple présidentiel?

L'image de Ingrid Bettancourt ne lui appartient plus et son combat maintenant sera de ne pas faire oublier son engagement politique à des médias avides d'images fortes servies par un discours "light".

vendredi 20 juin 2008

GREFFON / AVENIR RANCE

cat. INNERVER





…et c'est encore une femme "libre et spontanée" qui accompagne cette promesse abyssale: "Offrez vous le meilleur de l'image".


" Le gardien de but vit le ballon
qui franchissait la ligne… "




Lien Flickr

lundi 5 mai 2008

GREFFON / Mode d'emploi

cat. INNERVER




Je remercie Mickaël Guillois de m'avoir donné l'opportunité de préciser mes intentions en répondant aux trois questions qu'il m'a posé afin de présenter le greffon dans son propre blog. Pour ma part, je trouve que le blog de Mickaël explique de façon claire et pédagogique (pour s'en convaincre il suffit de lire ses "dossiers") la place et l'influence de l'internet d'aujourd'hui (à savoir 2.0) sur l'homo consommateur (que nous sommes tous dorénavant, autant sinon plus que erectus). Je le remercie également d'avoir fait preuve d'ouverture d'esprit en accueillant cette réflexion sur l'image dans un blog qui traite avant tout du marketing client à l'heure du web 2.0.

Le détail de la "Vache Suisse", une sculpture de Jean Tinguely, transgressive et ironique, vient là aussi je pense expliciter ce que sont les ambitions du Greffon: L'image est un montage et elle ne parle pas d'une seule voix. Les nouvelles pages ajoutées au diaporama en rendent compte à leur manière.

Tu as ouvert il y a quelques semaines le blog "le greffon".
Quel en est le pitch ?

Avant tout, ne pas rester passif face aux images, et avec la greffe sortir d'une lecture univoque. Ecrire sur les images, ça me permet de les regarder avec un point de vue et d'en faire un objet d'analyse et d'échange. Comprendre une image, cela impose d'en faire l'expérience et pas simplement de la subir.


Le greffon est-il à mettre entre toutes les mains ?
Oui, si l'on veut. Je ne cherche pas à convaincre, ni à rassembler, ni à éduquer. Ceux qui se sentent concernés se reconnaîtront.


Pourquoi un blog ?
Le blog permet de penser et de réagir sur l'actualité, depuis son quotidien. C'est comme tenir un journal. Mais il y a aussi un enjeux de visibilité qui dépasse la sphère privée et qui impose de prendre position. C'est cet aller et retour entre considération privée et espace public qui m'intéresse.

mercredi 23 avril 2008

GREFFON / "Le Contre-Ciel"

cat. INNERVER



Lire la suite

jeudi 17 avril 2008

GREFFON / Aimé Césaire, "La Vie sur Terre"

cat. INNERVER





Lire la suite